Changeons notre regard…

L’Acanthe, cette plante méditerranéenne, fréquente le jardin du couvent de Montpellier.

Acanthe

Il n’y a pas de décoration florale ce dimanche.

Pendant l’été, des fleurs séchées orneront l’autel de la chapelle.

Mc 6, 1-6Mc 6, 1-6
French: Louis Segond (1910) - SEG

6 1 Jésus partit de là, et se rendit dans sa patrie. Ses disciples le suivirent. 2 Quand le sabbat fut venu, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de gens qui l`entendirent étaient étonnés et disaient: D`où lui viennent ces choses? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et comment de tels miracles se font-ils par ses mains? 3 N`est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous? Et il était pour eux une occasion de chute. 4 Mais Jésus leur dit: Un prophète n`est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison. 5 Il ne put faire là aucun miracle, si ce n`est qu`il imposa les mains à quelques malades et les guérit. 6 Et il s`étonnait de leur incrédulité. Jésus parcourait les villages d`alentour, en enseignant.  

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« Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

 

   Changeons notre regard…

   Comme les gens de son village, nous ne voyons trop souvent que l’homme en Jésus. Le charpentier que connaissaient les Nazaréens.

   Nous avons à le regarder attentivement, différemment, d’un regard intérieur, et ne nous laisser distraire par rien d’autre, pour lentement voir plus que ce que nous voyons. Pour n’y voir que Dieu seul.

   Tout au long de cet évangile Jésus nous invite à aller plus loin. Il nous invite à sortir de notre vision habituelle. A croire en lui et à s’impliquer, chacun selon sa propre perception. Au fond de l’homme Jésus, il y a le fils de Dieu. Notre foi doit nous permettre de voir Dieu et notre mission est de le faire voir.

   Jésus, loin de se laisser décourager après l’accueil ‟ mi-figue, mi-raisin ” des Nazaréens, a continué à parcourir les villages d’alentour en enseignant. Ferons-nous comme les auditeurs de la synagogue de Nazareth qui se sont enfermés dans leur scepticisme, ou ferons comme les disciples de Jésus confiants et qui continuent de l’accompagner. Nous aussi saurons-nous, ou savons-nous le reconnaître quand il nous rejoint par des chemins trop familiers, ou par l’intermédiaire de témoins trop proches ?

   Pour voir la vérité, il faut aller au-delà de l’apparence. Il faut une transformation totale du regard. Cette transformation, ce n’est  pas la majorité des habitants de Nazareth qui l’accepte .

   Depuis, la nature humaine n’a pas beaucoup changé. Nous courons toujours le même risque que les Nazaréens.

   Laissons donc agir l’Esprit-Saint en nous.

   Laissons-le souffler où il veut. Prions-le de nous éveiller afin de comprendre ce qui nous concerne et de ne pas passer outre, comme autrefois les Nazaréens qui n’ont pas reçu et accueilli Jésus comme le fils de Dieu.

   À notre tour sœurs et frères, laissons donc de côté les apparences , et concentrons-nous sur l’essentiel. Changeons notre regard, notre façon de voir la vie. Retenons le message qui nous est transmis, pour que, une nouvelle fois Jésus ne s’étonne et ne soit pas déçu de notre manque de foi.

   Le baptême fait de nous des prêtres, des prophètes et des rois. Cette dignité prophétique des baptisés nous charge d’annoncer la parole de Dieu à temps et à contretemps, pour aujourd’hui et pour demain. Ne nous étonnons pas que cette annonce provoque rejets et résistances, et surtout chez ceux qui nous entourent. Sans claquer la porte à notre tour, sans répondre au rejet par le rejet, continuons de porter la parole de Dieu, avec force et persuasion, avec l’assurance que le salut de Dieu est pour tous.

Texte d’inspirations diverses.

Lien avec la prédication dominicale de Fr Hervé Ponsot : Avons-nous encore besoin de prophètes ?