La main tendue…

L’immortelle est une fleur du pourtour méditerranéen.

L'immortelle esqt une fleur du pourtour méditérrannéen

Il n’y a pas de décoration florale ce dimanche.

Pendant l’été, des fleurs séchées orneront l’autel de la chapelle.

Mc 5, 21-43Mc 5, 21-43
French: Louis Segond (1910) - SEG

21 Jésus dans la barque regagna l`autre rive, où une grande foule s`assembla près de lui. Il était au bord de la mer. 22 Alors vint un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, qui, l`ayant aperçu, se jeta à ses pieds, 23 et lui adressa cette instante prière: Ma petite fille est à l`extrémité, viens, impose-lui les mains, afin qu`elle soit sauvée et qu`elle vive. 24 Jésus s`en alla avec lui. Et une grande foule le suivait et le pressait. 25 Or, il y avait une femme atteinte d`une perte de sang depuis douze ans. 26 Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins, elle avait dépensé tout ce qu`elle possédait, et elle n`avait éprouvé aucun soulagement, mais était allée plutôt en empirant. 27 Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par derrière, et toucha son vêtement. 28 Car elle disait: Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie. 29 Au même instant la perte de sang s`arrêta, et elle sentit dans son corps qu`elle était guérie de son mal. 30 Jésus connut aussitôt en lui-même qu`une force était sortie de lui; et, se retournant au milieu de la foule, il dit: Qui a touché mes vêtements? 31 Ses disciples lui dirent: Tu vois la foule qui te presse, et tu dis: Qui m`a touché? 32 Et il regardait autour de lui, pour voir celle qui avait fait cela. 33 La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui s`était passé en elle, vint se jeter à ses pieds, et lui dit toute la vérité. 34 Mais Jésus lui dit: Ma fille, ta foi t`a sauvée; va en paix, et sois guérie de ton mal. 35 Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent: Ta fille est morte; pourquoi importuner davantage le maître? 36 Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue: Ne crains pas, crois seulement. 37 Et il ne permit à personne de l`accompagner, si ce n`est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques. 38 Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue, où Jésus vit une foule bruyante et des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris. 39 Il entra, et leur dit: Pourquoi faites-vous du bruit, et pourquoi pleurez-vous? L`enfant n`est pas morte, mais elle dort. 40 Et ils se moquaient de lui. Alors, ayant fait sortir tout le monde, il prit avec lui le père et la mère de l`enfant, et ceux qui l`avaient accompagné, et il entra là où était l`enfant. 41 Il la saisit par la main, et lui dit: Talitha koumi, ce qui signifie: Jeune fille, lève-toi, je te le dis. 42 Aussitôt la jeune fille se leva, et se mit à marcher; car elle avait douze ans. Et ils furent dans un grand étonnement. 43 Jésus leur adressa de fortes recommandations, pour que personne ne sût la chose; et il dit qu`on donnât à manger à la jeune fille.  

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« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »

 

La main tendue…

   En premier lieu,  notons qu’il y a deux récits dans le texte de Marc. Il y a d’abord ce notable nommé Jaïre qui se présente devant Jésus en toute humilité pour le supplier d’imposer les mains à sa fille qui est sur le point de mourir. Comme tout parent, son désir est qu’elle soit guérie, mieux qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. Il y a urgence absolue. Jésus se met en route, suivi d’une foule nombreuse.

  La main tendue De plus, presque au même moment, survient cette femme qui retarde l’opération et retient l’attention de Jésus. Lorsqu’elle touche de sa main le manteau de Jésus, en se cachant derrière Lui, aussitôt elle ressent dans son corps qu’elle est guérie de son mal (comme a su si bien le saisir Sapho – entre 630 et 570 av. J-C. – sur la peinture ci-contre) . La réaction de Jésus surprend quand il se rend compte qu’une « force était sortie de lui ». Marc décrit cette scène comme si cette femme avait détourné pour elle la force destinée à la fille de Jaïre. Jésus demande qui l’a touché et la femme, comme prise en flagrant délit de vol de guérison, tombe à ses pieds. Jésus lui dit d’aller en paix, que sa foi l’a sauvée, qu’elle va vivre une vie nouvelle. Une vie qui était en suspens depuis douze ans.

   Pendant ce temps Jaïre apprend le décès de sa fille. Au lieu de sombrer dans le désespoir, il affirme sa confiance totale en Jésus qui appelle la jeune fille à se mettre debout : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! ». Il lui tend la main pour la faire revenir à la vie. Il lui redonne cette vie, suspendue à douze ans.

   Bien sûr, ces récits sont une anticipation de la Résurrection de Jésus.

   En fait, Jésus nous redonne vie si, et seulement si, nous nous ouvrons à sa présence. Reconnaissons-le comme le Seigneur de la Vie en nous engageant à le suivre en toute confiance. De fait, engageons-nous à vivre à sa ressemblance. Jésus ne peut nous réveiller de nos situations de mort, de nos morts quotidiennes que si nous l’invitons à entrer chez nous. Naturellement, Marc a souligné que tous les miracles de Jésus étaient liés à la foi. Comme il a invité la fille de Jaïre à se mettre à table pour se donner de l’énergie, Jésus nous invite à nous nourrir de sa Parole et de l’Esprit.

    La foi qui sauve n’est autre que cette confiance totale en Dieu. Jésus nous transmet sa force pour nous guérir.

   En conclusion sœurs et frères, l’Évangile de Marc nous dit qu’autre fois Jésus a tendu la main aux malades. Aujourd’hui, sœurs et frères, soyez en sûrs, dites-vous qu’il accepte encore et toujours toutes les mains tendues.

Texte d’inspirations diverses.

Lien vers la prédication de Fr Denys Sibre : La Foi au cœur de l’épreuve…