Mon corps, mon sang… Jeudi Saint.

Décoration florale – Autel de la chapelle des Dominicains

Mon corps, mon sang...

Lc 4, 16-21Lc 4, 16-21
French: Louis Segond (1910) - SEG

16 Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, 17 et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L`ayant déroulé, il trouva l`endroit où il était écrit: 18 L`Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu`il m`a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m`a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, 19 Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur. 20 Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s`assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. 21 Alors il commença à leur dire: Aujourd`hui cette parole de l`Écriture, que vous venez d`entendre, est accomplie.  

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« Il les aima jusqu’au bout. »

 

Mon corps, mon sang…

   En premier lieu il faut dire que l’Eucharistie est en relation directe avec la mort du Christ.

   En effet, nous qui célébrons aujourd’hui la Cène, nous la célébrons avec le Christ de gloire. C’est le Ressuscité qui est parmi nous, et c’est dans l’Esprit qui l’a glorifié que nous le recevons. C’est le repas de notre libération glorieuse que nous prenons ce soir.

   Alors, ce repas est notre libération ! Oui, c’est elle que nous célébrons dès ce soir, comme nous la célébrerons encore demain et dans la Nuit pascale. Bien sûr, cette libération, Christ nous la donne. Mais encore te faut-il l’accepter. Nous laisser libérer. Qu’il est difficile de quitter nos sécurités, de laisser tomber nos chaînes dorées, d’abandonner nos petits projets pour nous exposer au grand vent, au souffle de l’Esprit !

   Ne craignons pas de sortir de nous-même pour entrer dans l’Amour.

   En résumé, laissons les nourritures “terrestres”, prenons le Pain de vie. Dégageons-nous, engageons-nous. Voilà la vraie liturgie de la grande Pâque.

   Sœurs et frères, l’origine de la messe, c’est le sacrifice du Christ jusqu’à l’extrême. La fin, le but de la messe, c’est encore le don, l’oubli de nous-mêmes dans le service et l’amour de nos frères. Le lavement des pieds exprime éloquemment l’un et l’autre.

   Rappelez-vous que chaque fois que vous mangerez ce pain et que vous boirez à cette coupe, vous proclamerez la mort et la gloire du Seigneur, de Jésus ressuscité.

Texte d’inspirations diverses.

 

Lien vers la prédication de Fr Hervé Ponsot: Se mettre au pieds de l’autre…