Pain de Vie…

Liturgie florale – Autel de la chapelle des Dominicains.

Le Saint Sacrement

Jn 6, 51-58Jn 6, 51-58
French: Louis Segond (1910) - SEG

51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu`un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c`est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. 52 Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant: Comment peut-il nous donner sa chair à manger? 53 Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l`homme, et si vous ne buvez son sang, vous n`avez point la vie en vous-mêmes. 54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour. 55 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. 56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. 57 Comme le Père qui est vivant m`a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. 58 C`est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n`en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts: celui qui mange ce pain vivra éternellement.  

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 » Celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Pain de Vie…
            Autrefois, on appelait  » la fête du Saint Sacrement  »   » la Fête-Dieu «  et on mettait l’accent sur la proclamation publique de notre foi : procession dans les rues, reposoirs, rassemblement de toutes les confréries, etc. Depuis Vatican II, on l’appelle «la Solennité du Corps et du Sang du Christ». C’est un changement significatif car il met l’accent sur la célébration communautaire de l’Eucharistie, plutôt que sur la proclamation extérieure de notre foi catholique. N’oublions pas que L’eucharistie, c’est aussi et d’abord la fête du souvenir : «Faites ceci en mémoire de moi».
            Effectivement, la fête d’aujourd’hui est donc la fête du souvenir. Elle est aussi la fête de l’unité. L’eucharistie reste, à travers les siècles, le symbole de l’unité dans la diversité. Que signifie manger la chair et boire le sang du Fils de l’Homme ? Comment cela peut-il nous faire demeurer en Dieu et lui demeurer en nous ? Comment cela peut-il nous faire vivre éternellement ? Nous sommes entraînés dans un langage très imagé.
             Pour nous faire demeurer en lui, Jésus nous offre et nous ordonne de nous nourrir de lui-même. Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps. La Parole de Dieu a pris chair en Jésus. Manger sa chair, manger la Parole de Dieu, c’est la même chose puisque la Parole s’est fait chair. 
           Recevoir le pain de vie n’est pas un acte de foi à l’aveuglette, sans fondement, sans assurance. Cette invitation ne s’adresse pas à une élite de gens biens, de bons chrétiens. Elle s’adresse à tous, à la foule, comme dit l’évangile. Tous nous pouvons y participer : libéraux, conservateurs, jeunes adultes, personnes âgées, traditionalistes, innovateurs, couples, célibataires, gens de toutes orientations politiques, sexuelles et religieuses. Ensemble, à travers nos diversités, nous formons le corps du Christ. Notre source d’unité n’est pas le pays, le parti politique, la culture, la couleur de notre peau … c’est le Christ qui nous invite à sa table : «Venez à moi, vous tous qui souffrez et qui portez de lourds fardeaux, et je vous soulagerai.». La célébration du Corps et du Sang du Christ est donc très importante parce qu’elle souligne la valeur unique de nos rencontres dominicales. C’est une fête qui nous invite à nous souvenir du rôle primordial que Dieu joue dans notre vie. C’est certain, elle nous aide aussi à devenir de plus en plus une véritable communauté, dans l’unité et la diversité.
            Frères et sœurs, nous devons marcher à la suite de Jésus. Nous devons partager et distribuer le pain de la vie à tous. Nous devons nous mettre dans les pas de Jésus,  vivre de son Esprit, devenir à notre tour un pain partagé pour les autres qui ont faim. Il s’agit de faire que ce monde trop souvent inhumain soit un peu plus humain, Un monde où chacun aura du pain. Du pain pour manger à sa faim, le pain de la dignité humaine, le pain de la fraternité partagée.
Texte d’inspirations diverses.
Lien vers la prédication du jour de Fr Hervé Ponsot: Fête du corps et du sang.