Savoir tendre la main…

Savoir tendre la main…

Ils furent purifiés

Décoration florale de l’autel de la chapelle des dominicains.

Lc 17, 11-19Lc 17, 11-19
French: Louis Segond (1910) - SEG

11 Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée. 12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent: 13 Jésus, maître, aie pitié de nous! 14 Dès qu`il les eut vus, il leur dit: Allez vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu`ils y allaient, il arriva qu`ils furent guéris. 15 L`un deux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix. 16 Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C`était un Samaritain. 17 Jésus, prenant la parole, dit: Les dix n`ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils? 18 Ne s`est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu? 19 Puis il lui dit: Lève-toi, va; ta foi t`a sauvé.  

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 » Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger
pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »

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Tendre la main…

     Dire merci, c’est d’abord une marque naturelle et nécessaire de sociabilité. Dire merci, ce n’est pas que de la politesse. Un vrai merci, c’est d’abord le ressentir au fond de soi. Si nous ressentons au fond de nous le besoin de dire merci à une personne,  ce merci sera alors forcément vrai et sincère.

Le christianisme prescrit aux fidèles le don de soi…

    Donner, recevoir et savoir rendre sont à l’origine des rapports sociaux. Donner pour faire le bien, par solidarité, par compassion, simplement par amour et par charité. Le christianisme prescrit aux fidèles l’aumône, l’aide aux nécessiteux, le don de soi. Mais, donner, reste pour tous un acte volontaire, libre et personnel. Un seul des dix lépreux guéris, un samaritain, donc un étranger, revient vers Jésus pour le remercier, pour donner en retour. Les autres croient sans doute que la guérison leur était due. Ou peut-être d’abord vont-ils faire constater leur guérison par les autorités. Mais lui, l’étranger, a besoin de remercier, de rendre grâce immédiatement. Avant tout, il reconnaît sa guérison comme un don de Dieu.

Un merci qui fait du bien à celui qui le donne, autant qu’à celui qui le reçoit.

     C’est pourtant simple de dire merci. Ça n’a l’air de rien mais c’est aussi un bonheur. Un vrai merci, pas un mot vide et creux dit par réflexe, par habitude. Non un merci réfléchi, voulu, un merci qui fait plaisir à dire ou à écrire, un merci qui fait du bien à celui qui le donne, autant qu’à celui qui le reçoit. Le bon sens populaire prétend que remercier trois personnes par jour est un premier pas vers le bonheur !

Tendre la main, c’est ça être chrétien.

     Sœurs et frères, agir comme Jésus l’a fait, c’est donner et recevoir sans compter dans notre relation avec l’autre. Dire merci a Dieu, c’est ce qui peut transformer le monde. C’est ce qui nous sauve. Tendre la main, c’est ça être chrétien. C’est poser des gestes simples, des gestes de tous les jours. Ça demande du courage de tendre la main, il est si facile de se replier sur soi. Voilà, l’invitation, l’appel que Jésus me fait à travers l’Évangile d’aujourd’hui.

    Tendre la main, prendre avec courage la route qui mène à l’autre, pour lui dire, que je suis à côté de lui que je marche avec lui, qu’il est important dans ma vie.

Cette histoire de lépreux est un peu la nôtre.

    Finalement mes amis, cette histoire de lépreux est un peu la nôtre, si tout du  moins nous voulons nous mettre en marche pour suivre Jésus, et ainsi le remercier pour sa compassion et sa grande bonté à notre égard. Sachons donc nous-mêmes manifester cette même compassion à tous les malheureux rencontrés sur notre route.

Texte d’inspirations diverses.

Lien avec la prédication dominicale de Fr Arnaud Blunat : « Relève toi, ta foi t’a sauvé ! »

Voir l’ensemble de l’album: Décoration florale 2019