Un seul berger…

Décoration florale – Autel de la chapelle des Dominicains.

Le Bon berger

Jn 10, 11-18Jn 10, 11-18
French: Louis Segond (1910) - SEG

11 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. 12 Mais le mercenaire, qui n`est pas le berger, et à qui n`appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse. 13 Le mercenaire s`enfuit, parce qu`il est mercenaire, et qu`il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger. 14 Je connais mes brebis, et elles me connaissent, 15 comme le Père me connaît et comme je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis. 16 J`ai encore d`autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. 17 Le Père m`aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. 18 Personne ne me l`ôte, mais je la donne de moi-même; j`ai le pouvoir de la donner, et j`ai le pouvoir de la reprendre: tel est l`ordre que j`ai reçu de mon Père.  

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« Il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. »

 

Un seul berger…

    Tout d’abord, Jésus propose une comparaison entre le berger mercenaire et le bon berger. Le bon pasteur, n’abandonne pas les brebis, il ne s’enfuit pas quand vient le loup, il donne sa vie pour ses brebis : c’est une claire annonce de la passion. Une passion librement acceptée.

    Ensuite, la deuxième caractéristique du berger qu’est Jésus, est la connaissance mutuelle entre lui et ses brebis. Pour un étranger qui regarde un troupeau de brebis, elles sont toutes identiques; mais le vrai berger les distingue toutes les unes des autres et connaît chacune par son nom.

    Jésus va beaucoup plus loin car il affirme que cette connaissance mutuelle entre lui et ses disciples est de même nature que la connaissance mutuelle entre lui et son Père. Cette connaissance n’est pas théorique et intellectuelle, elle est de l’ordre de l’amour.

    En fait, l’enjeu final de l’existence humaine n’est pas la réussite d’une carrière, le succès d’une entreprise. L’enjeu, c’est la rencontre définitive avec Dieu. La vie humaine est orientée vers ce but.

    Le bon pasteur les rassemblera en un seul troupeau, sous sa seule conduite.

    La bergerie est l’image du nouveau peuple de Dieu, l’Église, la communauté des disciples du Christ. La parabole a un aspect missionnaire car il y a encore des brebis dispersées dans le monde. Le bon pasteur les rassemblera en un seul troupeau, sous sa seule conduite. C’est à nous d’assurer la présence de Jésus Ressuscité en lui prêtant notre voix pour dire à toutes les brebis de tous les enclos qu’elles sont uniques et aimées inconditionnellement. Il ne s’agit donc pas d’être tous pareils, comme des moutons, uniformes et soumis. Ce n’est pas à l’uniformité que nous sommes appelés, mais bien à l’unité.

    Sœurs et frères, être chrétien, ce n’est pas être un mouton, parmi d’autres, dans un immense troupeau. Dieu ne veut pas des exécutants serviles, mais des personnes uniques, telles qu’elles sont dans leur vie, avec leur propre histoire, pour bâtir son royaume et vivre l’Évangile en paroles et en actes. Soyez en certains, avec Jésus comme seul berger, nous sommes assurés d’arriver tous à bon port.

Texte d’inspirations diverses

Lien vers la prédication dominicale de Fr Benoît-Marie: Affaire de confiance…