Un appel plein de foi

Lundi 16 novembre 2020
Férie de la 33è semaine du Temps Ordinaire
Ap 1,1…2,5a ; Ps 1 ; Lc 18,35-43
Homélie du frère Damien Duprat

Comme il a eu raison, cet homme aveugle, de ne pas se laisser intimider par ceux qui voulaient le faire taire ! Pour lui c’est bien sûr un jour inoubliable : il a retrouvé la vue. Mais tous les témoins de la scène ont également été très impressionnés et ont rendu louange à Dieu. Parmi eux, considérons un instant ceux qui au départ voulaient faire taire l’aveugle. Pourquoi ont-ils agi ainsi ? Ils étaient probablement poussés par une bonne intention : sans doute voulaient-ils préserver Jésus de cet importun, peut-être pour ne pas mettre tout le groupe en retard… À plus forte raison ont-ils dû être bouleversés, eux aussi, par ce miracle accompli malgré eux !

D’une certaine manière, ils étaient aveugles eux aussi, mais sans le savoir ; même s’ils voyaient bien avec les yeux du corps, ils ont eu besoin de ce miracle pour discerner ce qu’ils ne voyaient pas encore, à savoir que Jésus est venu pour faire naître en nos cœurs la foi en lui ! Chaque fois que Jésus nous entend lancer vers lui nos appels, cela ne le dérange pas, bien au contraire : il se réjouit de constater que les paroles qu’il a prononcées, les signes qu’il a accomplis, portent leur fruit en nous ! C’est donc lui faire honneur que de nous tourner vers lui pour lui présenter nos demandes, nos maladies, nos peines…

Il est donc très important que notre foi en Jésus soit assez forte pour nous permettre de passer outre les obstacles variés qui peuvent nous éloigner de lui. Ces obstacles peuvent être extérieurs, ce sont par exemple les voix qui prétendent de multiples façons que Jésus-Christ n’est pas source de vie, l’unique source de la vraie vie pour tous les hommes. Mais c’est aussi en nous-mêmes que l’esprit du monde peut tenter de nous séparer du Christ : la crainte d’être moqué ou incompris, un respect humain excessif, ou d’autres choses encore, pourraient étouffer notre foi. Soyons vigilants !

Comme l’aveugle au bord du chemin, nous ne voyons pas encore Jésus. Mais si nous répondons dans la foi aux appels que lui-même nous adresse, viendra un jour où nous le verrons éternellement.

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